Bravo pour ton article.
Les 10 % les plus riches possèdent 46 % de la fortune nationale.
Les 5 % les plus fortunés disposent d’un tiers de l’ensemble de la richesse du pays, les 50 % les moins fortunés, en possèdent 7 %
Les inégalités de patrimoine en France
9 600 euros de patrimoine pour les ouvriers non qualifiés contre 200 000 euros pour les cadres supérieurs.
Le patrimoine des cadres supérieurs est 22 fois plus élevé que celui des ouvriers non-qualifiés.
Le patrimoine des indépendants est encore supérieur, mais une partie correspond à leur outil de travail et à leur épargne retraite.
Ces inégalités constituent le résultat d’une somme d’inégalités de revenus accumulées dans le temps. Logiquement, le patrimoine des plus jeunes est très nettement inférieur à celui des plus âgés, de même que celui des plus démunis.
Contrairement à une idée répandue, l’immense majorité des ménages les moins qualifiés, qui ont travaillé le plus durement pour épargner un minimum, ne sont pas imposables sur l’héritage compte tenu du niveau actuel de la fiscalité, des différents abattements et autres déductions qui existent en France. Mais la crainte de ne pas pouvoir transmettre ses biens au conjoint survivant ou aux enfants est grande.
Warren Buffet, deuxième fortune mondiale, vient de décider, de donner 85 % de sa fortune, à des fondations caritatives
Warren Buffet, fondateur de la société d’investissements Bershire Hataway, partage avec Bill Gates, le fondateur de Microsoft, la conviction qu’il est légitime, pour un individu, d’accumuler une immense fortune si celle-ci provient de sa contribution à la création de richesses. En revanche, ils estiment l’un et l’autre que cela n’a pas de sens de transmettre une telle fortune à leurs descendants et qu’il est plus juste qu’elle revienne à la collectivité sous des formes qu’ils ont l’un et l’autre choisies. Bill Gates avait d’ores et déjà affecté une grande partie de sa fortune à la fondation qu’il a créée avec sa femme. Le voilà rejoint par Warren Buffet.
l’abolition des droits de succession est nuisible à la croissance
Elle est même en contradiction avec l’éthique fondamentale du libéralisme. Elle ne sert qu’à satisfaire une clientèle de petits patrons, de professions libérales aisées, voire de managers avides qui ont accumulé de quoi dispenser leurs enfants de travailler en s’accordant des revenus colossaux. Une société dynamique, une société de croissance, c’est au contraire une société où le travail est valorisé. Et valoriser le travail, c’est donner la priorité aux revenus qu’il engendre, c’est permettre à l’innovateur génial, à l’investisseur astucieux de faire fortune. Ce n’est pas créer une nouvelle aristocratie du capital.