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easy 10 avril 2011 12:57
easy

Je vais dire deux mots sur l’ONGisme.

Au départ, il y avait Henry Dunant qui, ayant assisté à la bataille de Solferino, ayant constaté que les blessés étaient abandonnés sur les champs de bataille, avait proposé le principe maintenant bien connu de la Croix-Rouge.

Parfait. J’admire non seulement l’idée mais aussi la pugnacité, le courage et la générosité de Dunant. Et puis il y a eu Médecins Sans Frontières et la très belle image du bateau hôpital L’Ile de lumière. Très beau tout ça.

Mais je ne peux m’empêcher de constater que depuis Dunant donc, il y a de plus en plus un mélange des genres lors des conflits et que le résultat est globalement mauvais.

La chose paradoxale s’est faite progressivement. Depuis un siècle, et surtout depuis 1960, chaque fois qu’un bombardeur part en goguette, il tient compte de la Machine globale dans laquelle la part ONGiste est de plus en plus considérable et considérée.

Il est impossible qu’un bombardeur ne tienne pas compte de tous les paramètres quand il lance une attaque. Il tient donc forcément compte de l’ONGisme dans sa stratégie et il apprend, au fil des leçons de l’Histoire, à s’en servir (en même temps qu’il apprend à se servir des images volantes)


Depuis 1945, les guerres sont devenues de plus en plus illisibles, incompréhensibles, interminables. Elles comportent un nombre incalculable d’acteurs, chacun ne connaissant que sa version. Il y a de moins en moins d’uniformes ou il y en a trop. Les populations sont de plus en plus prises à partie. Il n’y a plus de déclaration de guerre et encore moins de déclaration de paix. Et cela pendant que l’ONGisme occupe une place de plus en plus importante.

Alors ONG complice ?
Bien sûr que non. Personne, aucun des acteurs de nos putains de guerres modernes n’accepterait d’être considéré comme complice. Ce mot n’est pas du tout le bon mot. Ce n’est pas de la complicité, c’est de la participation de fait. Etant entendu que dans le mot participation, il n’y a pas de valeur de jugement. Un artilleur participe à une guerre, un brancardier, une infirmière, un cuisinier aussi. Et chaque participant est considéré par les amiraux.



Le fait qu’une ONG participe aux guerres, rend leur lecture encore plus trouble voire carrément schizophrénique. Mais idem concernant l’OTAN. 

On nous brandit des images de charniers ou de massacres et ça clôt les débats : on ne peut pas accepter ça, il faut impérativement que l’archange intervienne. Bin ça fait 70 ans qu’on intervient sous forme d’OTAN, d’ONU, de Forpronu et d’ONG et le résultat global est très mauvais. 

Un des pires exemples de ce mauvais résultat est ce qui s’est passé au Rwanda. 
 

Inversement, la guerre des Malouines où il n’y avait que deux acteurs sur place n’a fait que 1000 morts, tous militaires. Elle n’a duré que deux mois et s’est soldée par une fin de conflit très nette.
La guerre Chine Tibet, s’il n’y avait pas eu la participation de la CIA, n’aurait duré que 3 jours et n’aurait fait que 100 morts. 



Il y a deux terrains de prédilection des ONG, les catastrophes naturelles (dont les famines « naturelles ») et les guerres. Elles devraient renoncer à participer aux guerres. La guerre est une horreur en rouge et noir. Pour la détester, nous devrions cesser de l’arranger de blanc et d’archangisme.



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