« »« »« »« on lui a fait comprendre que ne pas aller boire un coup avec les collègues c’était très mal vu. »« »« »«
Je confirme ce principe, chez les Français.
Il faut donc que le corps en question ait quelque obligation à la sobriété, pour qu’un entrant puisse se permettre de dire »non merci" . Par exemple entre chauffeurs, il est plus facile de refuser de boire avec des collègues ;
Néanmoins, d’une façon générale, dans tous les groupes humains, quand on se retrouve dans une base, au niveau troufion, il existe un principe qui consiste à adhérer à l’espèce de fronde sourde qui lui sert de coagulât.
Un basique le sait, il doit subir la loi des chefs. Quand il est seul, ça va. Mais quand des basiques se retrouvent ensemble, ils se font un devoir d’exprimer d’une manière ou d’une autre, leur résistance à la soumission. Sinon ils se verraient moutons ; (Ca vaut aussi entre tôlards)
Puisqu’il faut sceller son adhésion à la pseudo révolte des basiques, l’alcoolisation qui est à la fois un exutoire relativement défendable car cultuel et un moyen de réduire sa productivité, est très souvent le focal point où les employés doivent se retrouver pour se reconnaître.
C’est très comparable au bizutage. Même et surtout s’il est interdit, il faut y adhérer et y participer pour être admis.
Et c’est encore ce principe qui fait qu’un soldat policier intègre se retrouve à devoir participer à une saloperie lancée par ses camarades contre quelque ennemi capturé.
Concernant la présence rare de femme dans un corps plutôt masculin, l’épreuve de soumission à la règle qu’impose la base est souvent encore plus stricte. Les troufions considérant qu’une troufionne pourrait plus facilement et naturellement les trahir, ils obligent les femmes à plus de zèle dans ce bizutage. La surenchère, dans cette mécanique conduit à des cas de soldate particulièrement cruelle envers des prisonniers.