« Alors j’ai ma pension et puis il y a les commémos. Les commémos, c’est bath ça !
On y va, on pose un bouquet de fleurs, on joue toujours la même chose et puis après on a un banquet avec les copains. On s’en met plein la gueule ! Bien sûr, c’est pas nous qui paye, c’est vous !
Et puis y a toujours un ministre. En général, c’est Debré. J’sais pas comment y s’démerde çui là !
Il est tout le temps là ! Ah puis c’est un bouc-en-train, nom de Dieu !
T’entends un bouchon qui saute, c’est Debré !
Y en a un qui s’endort pendant le discours de Malraux, c’est Debré !
Y en a un qui s’met un entonnoir pour faire rigoler ses copains, dites-le avec moi : (Le public) » C’est Debré ! « . Alors ! J’invente pas. Tout le monde le sait : c’est Debré ! »
Coluche.