Pour rectifier le tir, c’est à Nathalie K-Morizet que revient la palme d’avoir exprimé l’avis le plus juste et le plus humain - relevant que tout d’abord il y a une victime présumée, la femme de chambre.
Autre chose que j’ai déjà rappelé, autant chez nous on s’attaque à toute femme en situation subalterne comme s’il s’agissait une bonniche que le pignouf d’il y a cent ans pouvait trousser à sa guise dans sa chambrette et faire renvoyer quand elle était enceinte, les USA, on toujours étaient intransigeants sur ce chapitre.
On recommandait aux voyageurs français du XIXe siècle d’éviter toute familiarité avec les femmes de service (déjà ! ce qui suggère qu’ils en étaient coutumiers) car elles portaient volontiers plainte. Et Paul Bourget (dans Outremer) en 1893 rappelle que les juges américains ont toujours un préjugé favorable quand une femme porte plainte. Il trouve que c’est là l’explication d’une bien plus grande mixité aux USA - les jeunes femmes n’ayant rien à craindre.