Affamée de pouvoir, Madame Le Pen est
avant tout une communicante. A l’instar de Sarkozy, elle ne
porte pas un programme, elle surfe sur la vague des sondages
d’opinion pour lancer des propositions censées augmenter son
électorat.
Jamais, elle ne propose au « peuple »
auquel elle se réfère constamment le moindre combat à mener. Sa
seule stratégie est de capter un électorat qui lui délèguera
pouvoir et autorité.
Cette dame qui se prétend anti système
est la pire des caricatures de ce que la droite actuelle a fait de la
démocratie : une aliénation permanente de la souveraineté populaire
à un chef d’Etat qui sous couvert de la légitimité du
suffrage universel défend sa propre caste et les intêrets du MEDEF.
Le FN n’est guère différent, c’est
une machine de conquête personnelle du pouvoir grâce à un
électorat d’autant plus captif qu’on s’appuie non pas sur sa raison
mais sur ses peurs et ses émotions.
Le « peuple » du FN c’est
l’instrument des ambitions de sa présidente.