"la réalité est qu’elle a toujours existé tant que certains pays ont
fait figure d’Eldorado et ont offert une vitrine d’opulence au reste du
monde, et cela plus que jamais, tandis que les autres ne promettent que
misère à leurs populations«
Cette affirmation est totalement fausse. Quiconque parle d’immigration AVANT la deuxième moitié du XIXème siècle est plongé en plein anachronisme. L’immigration n’est pas un phénomène humain, elle ne résulte pas de l’appréciation d’une situation par des êtres humains. L’immigration ce n’est rien d’autre qu’un phénomène économique, sans aucune dimension humaine. Dans le contexte de l’immigration, les êtres humains sont dénués de leur humanité pour ne devenir que des variables d’ajustement économique.
Lorsque les peuples des plaines ont fuit face à l’avancée de la horde d’or, s’est-il s’agit d’immigration ? Que nenni !
L’immigration a ceci de particulier qu’elle n’existe nulle part de manière spontanée. Lorsqu’elle est née au milieu du XIXème siècle, elle était le résultat d’accords écrits et officiels passés entre états (cf. la correspondance diplomatique entre Napoléon III et le roi de Serbie). Jusque dans les années 1960, elle a gardé la même nature fondamentale (qu’il s’agisse d’immigration de travail ou de peuplement). La France avait même optimisé le phénomène après la deuxième guerre mondiale avec son empire colonial déliquescent.
Depuis cette époque vieille d’un demi-siècle, le pouvoir de décision économique est passé des états à la finance internationale ( »les marchés"). La décision de maintenir une immigration massive et systémique émane d’un effet de système fort simple (nul besoin de complot pour expliquer cela !) : pour maintenir son existence, le marché de la concurrence-libre-et-non-faussée a besoin d’une masse de travailleurs corvéables à merci. Il se la procure donc en mettant en place les conditions qui font de l’immigration un espoir, voire une nécessité, pour des millions d’habitants de pays défavorisés par l’ordre actuel du monde.