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gtherm 14 juin 2011 13:05
gtherm

Les raisons de la prohibition sont essentiellement celles de la démagogie, de l’ignorance, et du moralisme répressif. Il y a de nombreux autres facteurs mais qui embrouillent plus le débat qu’il ne l’éclairent. 

Démagogie et populisme : les français sont majoritairement pour cette prohibition. Les hommes politiques naviguent à courte vue et ne recherchent que la reconduction à leur postes. Quelques partis et individus sortent du lot et sont traités de joyeux utopistes (ou de babas cools, hippies). Pourtant un monde sans drogues cela n’existe pas et cela n’a jamais existé (Utopie : le lieu qui n’existe pas).

Ignorance : la population à gobé les sornettes qu’on lui a répété pendant près d’un siècle. A force de répéter des contre-vérités telles que la théorie de l’escalade, elles sont prises pour des vérités. La population pense préserver sa progéniture en lui interdisant tel ou tel produit, pourtant tout ce qu’elle arrive à produire c’est la défiance des jeunes à son encontre et la fortune des mafias.

Moralisme répressif : la drogue c’est le mal. Le paradis vous attend après la mort mais n’existe pas sur terre et surtout pas sous forme artificielle. La prohibition trouve son origine chez les religieux qui dans leur recherche permanente de sauvegarder leur pouvoir moral vacillant, ont réussi au début XXeme, aux USA puis à l’ONU, à prohiber l’alcool puis le chanvre en passant des alliances avec des lobbys racistes (contrôle des immigrés mexicains, contrôle des minorités noires) , des lobbys industriels (Dupont de Nemour), et des lobbys étatiques (police). 

Aujourd’hui les hommes politiques issues de la tradition chrétienne maintiennent ce pouvoir moralisant sur la société comme les derniers gardiens du temple qu’ils sont. 

Il est ainsi assez comique (mais aussi tragique) de les voir affirmer au grand public que la drogue ce n’est pas bon pour la santé et que c’est pour cela qu’est interdit, alors que l’alcool et la cigarette font des dizaines de milliers de morts chaque année, et bien plus que toutes les autres « drogues » réunies. Il est aussi comique de les voir appuyés par des hauts fonctionnaires de la police expliquant pourquoi ils sont contre la légalisation, faisant fi de la plus évidente des déontologies qui veut qu’on ne peut pas être juge et parti. 



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