Marc Gelone > A la fin du XIXème siècle, l’immigration était réglée de manière plus formelle qu’aujourd’hui. Et les termes étaient clairs : les immigrés (particulièrement serbes et polonais, pour les italiens, c’était un peu plus compliqué...) étaient censés, pour la plupart, regagner leur pays d’origine au bout de quelques années. Il n’y avait donc aucune exigence d’assimilation. Cette exigence a commencé à se faire jour à partir des lois sur la citoyenneté des années 1920, qui ont abouti à la création d’un bureau de l’immigration.
Pour ce qui est des massacres d’immigrés (le terme est fort, certes, mais c’est l’historiographie qui les a adopté), ceux d’Aigues-Morte ont été les plus impressionnants, certes, mais loin d’être les seuls. En fait, il y en a plus dans les régions de houille et dans les campagnes (de nombreux immigrés ont été employés dans les campagnes à partir des années 1860) que dans les villes.