Plutôt que de continuer à mettre du beurre dans les épinards des
banquiers et de leurs actionnaires une solution aurait pu résider dans
l’émission d’Euro-obligations (Eurobonds) pour financer les dettes des
Etats.
Parce que les obligations, ça ne met pas de beurre dans les épinards aux banquiers et aux investisseurs, peut-être ?
Les obligations, c’est s’endetter pour financer notre endettement en hypotéquant non plus les générations futures comme nos parents et grand-parents l’ont fait avec nous, mais les générations qui suivront les générations du futur.
Les euro-obligation, c’est s’acheter du confort égoïste pour nous en repoussant le cataclysme au futur de façon totalement irresponsable.
l’évocation de plus en plus fréquente en Grèce de la question des
réparations allemandes (jamais versées) au titre de la seconde guerre
mondiale constitue un signal d’alerte et une porte ouverte au délitement
de 60 ans de construction européenne.
Oui, mais la faute à qui ? Le rêve européen ayant été vampirisé et corrompu en étant transformé en rêve des businessmens et des investisseurs ne peut que s’écrouler sur lui-même. On a beau jeu de rappeler les fondamentaux qui ont présidé à la naissance de l’Union Européenne aujourd’hui quand tout va mal. Il aurait fallu s’interposer avant que nos banques s’exposent massivement aux USA par la dérégulation et le libre-échange qui sont inscrits dans la constitution européenne, ce qui est deja un large scandale. Il aurait fallu que les promoteurs de l’Europe des pères s’interposent contre le Traité de Lisbonne au lieu de le soutenir aveuglément.
Mais bon, les européistes ont cette tendance à ne voir que ce qui les arrange.