Plus exactement, c’était à ma mère Picarde que mon père expliquait la problématique de la conduite automobile. Il lui apprenait à conduire et assis derrière, j’assistais au drame de la communication entre personnes ayant des aptitudes cognitives différentes.
Vivant ensuite avec ma seule mère, cette dernière étant si maladroite en conduite qu’elle a renoncé à conduire, je devenais le dépositaire des enseignements et avertissements de mon père.
En tant qu’aîné de ma fratrie, père de substitution, je devais détecter, fouiller et surveiller les angles morts de la vie mieux que ma mère, à la place de ma mère.