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Brath-z 7 juillet 2011 03:23
Brath-z

En admettant que les femmes n’ont eu accès à « tous les cours » (parce que vous pensez qu’actuellement il y a une seule personne sur Terre qui ai accès à « tous les cours » ?) qu’au milieu du XXème siècle (ce qui est faux, je vous ai mit le listing un millier de fois smiley ), vous pensez vraiment que les hommes, eux, y ont eu accès longtemps auparavant ?
Pour ce qui est l’enseignement primaire, la date est identique : si l’on veut parler d’autre chose que d’épiphénomènes (et c’est manifestement ce que vous voulez), alors tout le monde, hommes comme femmes, n’y a eu accès qu’en 1881-1882 (lois Ferry).
Si l’on parle de l’enseignement supérieur, d’accord, je reconnais (et je l’ai déjà fait trois fois auparavant, chose que n’avez pas remarqué, aussi j’ai peu d’espoir que vous le remarquiez cette fois-ci) qu’il y a eu un « décalage » d’environ 30 ans (1880-1890 pour les hommes, 1910-1920 pour les femmes) entre l’accès des hommes aux études supérieures et l’accès des femmes aux études supérieures.

Quant au XVIIIème siècle (qui est, précisément, ma période d’expertise), les académies étaient certes interdites aux femmes (jusqu’à ce que Maximilien Robespierre ouvre la voie quand il fut président de l’académie d’Arras) mais :
1) les académies n’étaient PAS alors des lieux d’accès au savoir mais ressemblaient plus à des « cercles » intellectuels
2) il existait quelques (moins nombreuses que les académies, je vous l’accorde) établissements réservés aux femmes, qui avaient conservé (à la différence de biens des académies) leur origine religieuse (exemple : Port-Royal)
3) parmi les quelques pourcents de la population qui avait un réel accès à l’instruction (environ 1% à 3% de la population), TOUS les individus, hommes comme femmes, y avaient accès
4) parmi la population de « l’école royale » développée continument depuis Saint Louis avec plus ou moins de succès (plus de 30% de la population, avec de sérieuses carences pour ce qui est de l’alphabétisation notamment), garçons comme filles y avaient accès

Je suis peut-être un maître en mauvaise foi, mais vous en êtes un autre.



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