Morgane Lafée > C’est le lot des mots de se voir détournés de leur usage. Et en l’occurrence, la tendance est plutôt heureuse !
En effet, au départ, le terme « hystérique » qualifie un genre de trouble sentimental et comportemental qui serait spécifique des femmes car dû à la présence d’un utérus. Fort heureusement, ce sens originel (étymologique) est en train de disparaître de l’usage courant, qui y a substitué celui de « comportement irrationnel », sans prédisposition de genre, donc.
Sans oublier la définition « clinique » de l’hystérie qui, par le biais de la psychanalyse, est désormais applicable aux deux sexes. Et cela me semble logique, étant donné que j’ai été témoin personnellement d’exemples de comportements hystériques aussi bien chez des hommes que chez des femmes.
Quant à la persistance chez certains (mais j’avoue qu’en l’occurrence, je n’ai jamais été témoin du « deux poids, deux mesures » que vous mentionnez) de clichés qui font de l’énervement irrationnel une qualité pour l’homme et un défaut pour la femme, c’est regrettable, mais c’est la queue d’une comète fondue.