Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir 
L’ouvrage est volumineux et très technique. Ce sont près de 5000
articles et recherches qui ont été condensés et, surtout, traduits en
anglais, langue de communication scientifique par excellence. Le
matériau est fort riche. Les auteurs ont notamment eu accès à des
données encore classifiées il y a quelques années. Introduites dans
certains modèles épidémiologiques reconnus, ces chiffres obligent à
reconsidérer l’ampleur de la catastrophe.