Seif al-Islam, fils de Kadhafi, n’a pas été arrêté et se trouve à Tripoli
TRIPOLI - Seif al-Islam, un des fils du colonel Mouammar Kadhafi, n’a
pas été arrêté et se trouvait dans la nuit de lundi à mardi à Tripoli,
où des journalistes, dont un de l’AFP, l’ont rencontré dans le complexe
résidentiel du dirigeant libyen.
Dans la nuit de dimanche à
lundi, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis
Moreno-Ocampo avait affirmé avoir reçu des informations confidentielles
selon lesquelles, Seif al-Islam, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de
la Cour pour crimes contre l’humanité commis en Libye, avait été arrêté
par les rebelles.
Je suis là pour démentir les mensonges, a commenté le fils du colonel à propos de l’annonce de son arrestation.
Les
trois journalistes dont celui de l’AFP ont été conduits à bord d’une
voiture jusqu’au complexe de Bab Al-Aziziya par des représentants du
régime. Seif al-Islam est arrivé à bord d’un véhicule tout terrain
devant un immeuble du complexe qui avait été bombardé par les Américains
en 1986.
Il était attendu par quelques dizaines de sympathisants
qui brandissaient son portrait et celui de son père ainsi que des
drapeaux libyens.
Deuxième fils du colonel Kadhafi et
porte-parole officieux du régime, Seif al-Islam était souvent présenté
comme le futur successeur de son père.
Considéré par le procureur
de la CPI comme le Premier ministre libyen de facto, il est accusé
d’avoir joué un rôle clé dans la mise en oeuvre d’un plan conçu par son
père visant à réprimer par tous les moyens le soulèvement populaire de
février, dont l’utilisation de violence extrême et meurtrière. Il aurait
notamment organisé le recrutement de mercenaires.
La CPI avait
émis le 27 juin des mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi, son fils
Seif Al-Islam, 39 ans, et son beau-frère et bras droit, le chef des
services du renseignement libyens, Abdallah Al-Senoussi, 62 ans.
Les
trois hommes sont soupçonnés de crimes contre l’humanité commis en
Libye depuis le 15 février, date à laquelle avait éclaté la rébellion
qui s’était ensuite transformée en conflit armé.