C’est à tort qu’on croit voir, dans l’angoisse sexuelle qui monte, une
manifestation du puritanisme revisité : l’angoisse est d’une nature
différente, elle n’est pas hystérique, mais phallique. L’ancien cycle
répression/transgression qui caractérisait la loi du Père a été remplacé
par un autre cycle, plus subtil, plus difficile à rompre :
régression/manipulation. Le nouveau modèle du corps socialement
reconstruit n’est plus l’automate, ni le robot : c’est le mannequin.
D’où la conclusion évidente que la soi-disant libération du corps
(utopie années 70) est une escroquerie : ce qui est libéré, c’est le
corps hyperréel, négation des potentialités symboliques du corps réel.