Il ne fait plus aucun doute pour personne que la Grèce doit sortir de l’Euro. Elle n’aurait d’ailleurs jamais dû y rentrer.
Quel organisme peut survivre en dépensant plus d’énergie qu’il n’en produit ? Aucun.
Aucune organisation sociale ne peut survivre en dépensant plus de valeur qu’elle n’en produit. C’est un fait.
Il n’y a donc aucun mystère là dedans. La Grèce ne trouvera son salut qu’à long terme après une dévaluation drastique, la protection de son économie, la fin du clientélisme et une réforme fiscale sans complaisance.
Si nous enlevons nos œillères, nous constaterons que la France n’est pas, fondamentalement, si différente de la Grèce.
La décomposition de la morale publique, prédominance de la spéculation sur les investissements, la baisse idéologique des impôts de la classe la plus riche et l’incompétence, pour ne pas dire la trahison, des plus hautes instances de l’état, nous ont aussi durablement affaibli.
Il n’est pas certain que nous sortions indemnes de ce bourbier mais il serait souhaitable que toute la lumière soit faite sur les responsabilités des uns et des autres.