Pour un exemple d’ambigüité syntactique, je vous renvoie à la fin de ce texte.
D’abord merci pour ce texte, au demeurant fort intéressant.
Nous y apprenons que les linguistes, du moins ceux qui s’expriment dans ce texte et dans les autres réponses en lien au dessous, ne sont pas contre l’espéranto : ils estiment seulement que la question politique de savoir s’il doit être utilisé ou non à un niveau international, s’il doit ou non être enseigné, etc etc, tout ça n’est pas de leur ressort. Et je ne leur donne pas tort sur ce point.
Concernant l’ambiguïté qu’ils citent, on peut déjà remarquer qu’ils n’ont pas essayé de traduire la phrase en espéranto. S’ils l’avaient fait ils se seraient rendu compte qu’il n’y avait pas d’ambiguïté :
Ĵilo frapis la pilkon kaj rulis sur la monteto
Comment le complément d’objet de la première proposition pourrait-il devenir le sujet de la seconde, le tout sans perdre au passage la marque de l’accusatif ? On ne peut supprimer le sujet ou l’objet de la phrase que si dans la deuxième proposition, le mot a le même rôle (et donc au minimum la même terminaison !) donc il est évident que le sujet de la deuxième proposition doit être au nominatif dès la première phrase, or seul Ĵilo l’est !
Maintenant si les linguistes veulent une référence, j’ai bien celle-ci à vous proposer mais je n’en ai pas de traduction (si quelqu’un sait par ici où trouver des traductions du PMEG je suis preneur)