Depuis cette intervention armée en Libye, j’en apprends beaucoup sur la façon dont Kadhafi prenait en main son pays. Autocrate, autoritaire, paranoïaque, certes, mais également à la base de nombreux projets pour ses habitants. Une chose qu’on pourrait ajouter à l’énumération que vous faites est la mise sur orbite du satellite de téléphonie pour l’Afrique rendant tout le continent indépendant des compagnies occidentales. Pourtant, à C dans l’air, cette émission de propagande gouvernementale, des experts incompétents réduisaient les réalisations de Kadhafi à la construction de routes et d’hôpitaux (en ajoutant : « c’est quand même le minimum »). Donc au final, malgré ses travers éminemment condamnables, on en arrive à se dire que Kadhafi était sûrement moins nuisible à son peuple que les émirs saoudiens, que Kim Jong Il, ou que l’ubuesque Niazov. Je demanderais bien à mes propre dictateurs comment ils choisissent les dictateurs qu’ils abattent, mais ils me répondront sûrement que poser cette question, c’est faire le jeu de la dictature.