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ffi 27 septembre 2011 21:30
ffi

@Logan,
La lutte des classes n’a rien d’une situation sociale. La situation sociale est, depuis le 19ème, que certains ont du capital industriel qui permet de travailler, tandis que d’autres n’en n’ont pas et donc doivent demander à ceux qui ont pour travailler (c’est lié aux lois révolutionnaires qui ont détruit l’organisation tenant sous contrôle le capitalisme, mais c’est une autre histoire).

La lutte des classes est une idée de la mouvance marxiste, qui énonce que pour sortir les ouvriers de leur dépendances, il faut qu’ils s’allient et luttent de concert contre ceux qui ont le capital. C’est une stratégie d’agitation politique sur le clivage au travail.

Mais comment faire croire qu’une armée composée de prolos et de rmistes, gens totalement mobilisé par leur simple survie ait la moindre chance d’emporter le combat contre une armée de multi-millionnaires ?

Parce qu’il ne faut pas croire que, face à une armée qui se lève et vous désigne comme ennemi, vous ne cherchiez pas d’alliance pour relever le défi... La lutte des classes a déjà été gagnée - et à plat de couture - par les classes aisées... On aurait voulu mobiliser les classes supérieures contre les classes inférieures que l’on ne se serait pas pris autrement.

Il faut agir au contraire. Le travail doit être refondé sur la convivialité. Il faut donc diminuer la conflictualité au travail et démystifier ce faux concept de lutte des classes. Les patrons et les salariés n’ont pas tous les mêmes intérêt, hormis sur la pérennité de leur activité. Pour permettre cette pérennité, il faut éviter la concurrence.

La conflictualité externe (concurrence), comme la conflictualité interne (lutte des classes), sapent ces moyens de production qui nous pourtant assurent notre survie collective.



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