Montagnais,
voilà un article assez naïf de ton et de contenu. Car c’est bien joli ce
mouvement et la critique du système financier : on sera tous d’accord avec vous,
mais que proposez-vous ? Où allons-nous, que faisons-nous ? Où sont l’éducation
politique et financière, où sont les propositions concrètes, quelles
revendications, quel programme pour changer de paradigme ?
Vos liens
auraient pu mentionner les nombreuses vidéos et articles qui exposent
l’escroquerie multi-centenaire du système bancaire et les raisons de la crise
actuelle. Vos liens auraient pu mentionner des sites d’économistes et d’experts
ou politiciens visionnaires proposant des alternatives. Vos liens auraient pu
mentionner
Alex Jones, et ces fréquents
invités, tels Max Keiser, Paul Craig Roberts, John Perkins, Webster Griffin Tarpley, Bob
Chapman, pour ne citer que
quelques noms du nouveau courant révolutionnaire dans le monde anglo-saxon,
sans oublier bien sûr le candidat aux primaires pour la présidence , Ron Paul,
lequel réclame depuis longtemps l’audit et la suppression ou la nationalisation
de la Federal Reserve, ainsi qu’une saine remise à jour de la finance des
Etats-Unis et la fin de toutes les guerres.
Mais que
nenni, votre article fait fi de tout ce qui remue le plus, en ce moment et dans
le fond, l’opinion américaine. Votre attitude est extrêmement suspecte.
Essaieriez-vous de nous détourner de l’essentiel du problème en nous distrayant
avec les aspects futiles de ces actions de rue ? Je ne les désapprouve pas
d’ailleurs, mais encore faudrait-il qu’elles enseignent quelque chose et
présentent des revendications précises. Ce mouvement, il me semble, tout comme
votre article, est vide au regard des
questions essentielles posées. Cela risque bien de l’amener aux mêmes échecs et
déceptions que le « printemps arabe ».
Sans
éducation du peuple, sans programme, sans visées claires, sans organisation,
sans dirigeants dédiés à mener le combat
dans une direction bien définie, ce mouvement, provoqué et manipulé
probablement par avance par quelques agents du système afin de le désamorcer
très tôt avant qu’il ne puisse spontanément surgir des masses, risque fort de
retomber dans l’escarcelle des plus grands manipulateurs eux-mêmes, ceux qui
contrôlent Wall Street.
Dans les
pays arabes -puisque nous venons de faire le parallèle- la révolte mal
organisée du printemps aboutit aujourd’hui à la plus grande déception. Qui
seront les bénéficiaires de cette révolte avortée ? Eh bien ! les Frères
Musulmans pardi, liés au MI6 et à la CIA, et quelques généraux sous la coupe de
Washington ! Les égyptiens sont bien avancés n’est-ce-pas ?
Alors qui
donc dans le monde de la finance tirera
les marrons du feu d’une révolte sans direction ? C’est évident : ce seront
les plus grands terroristes de Wall
Street, comme ceux de la clique de George Soros. Cet individu est fort connu
pour semer le chaos monétaire, pour développer les "transactions à haute
fréquence« et pour »financer et émuler" ce style de
pseudo-révolution à l’égyptienne à l’aide d’activistes formés à la magie
fusionnelle de twitter et de facebook, dans ses instituts ou autres
« think-tanks ».
Après un
« printemps de la finance » récupéré par les George Soros, Noam Chomsky
et autres Michael Moore, ces derniers s’accoquineront toujours pour nous
imposer une société « socialiste » soit-disant régulée, voire
même la fin du capitalisme. Nous n’y auront plus de liberté individuelle et
collective et Wall Street reprendra de
plus belle, en douce dans ses « dark pools », hors de la
vue du plublic, les jeux de casino qui dévastent le monde. Autant en demander la recette au régime chinois.