Bonjour velosolex,
« pourquoi ne pas enseigner l’économie de cette manière ?
Même les enfants du CP comprendraient les enjeux. »
Si j’avais la révolte gauchisante, je dirais que l’on a instauré un système
qui maintient les citoyens sous l’effet d’une drogue
« l’opium du peuple » selon Marx.
Mais, plus radicalement et au delà des partis « d’en rire ou d’en pleurer, »
je pense que nous appartenons à la pire espèce des ânes,
et que nous préférons l’illusion de l’argent au plaisir et au bonheur d’aimer.
Ce qui veut dire que l’homme, malgré son intelligence et sa créativité
et un enfoiré majuscule, un masochiste impénitent, un sot !
Voici l’introduction des « Rêveries du promeneur solitaire »
d’un des plus grand révolutionnaire sentimental des lumières,
Jean-Jacques Rousseau
Il n’était pas un saint mais il a eu le mérite en un temps d’obscurantisme
coutumier à l’espèce bâtarde que l’on appelle humaine,
de proclamer des valeurs universelles.
Me voici donc seul sur la
terre, n’ayant plus de frere, de prochain, d’ami, de société que
moi-même. Le plus sociable & le plus aimant des humains en a été
proscrit par un accord unanime. Ils ont cherché dans les rafinemens de
leur haine quel tourment pouvoit être le plus cruel à mon ame sensible,
& ils ont brisé violemment tous les liens qui m’attachoient à eux.
J’aurois aimé les hommes en dépit d’eux-mêmes. Ils n’ont pu qu’en
cessant de l’être se dérober à mon affection. Les voilà donc étrangers,
inconnus, nuls enfin pour moi puisqu’ils l’ont voulu.
Selon moi, à ce moment là de sa vie, Jean-Jacques exprime la dichotomie qui s’inscrit en chacun de nous entre l’homme harmonieux et l’homme malade que nous sommes devenu.
Bien sur, c’est de lui qu’il parle dans un moment ou un psychiatre dirait avec légèreté
qu’il traverse une phase paranoïaque.
Son extrême sensibilité d’artiste et de philosophe traduit notre dilemme.
La société est malade parce que nous sommes malade, nous sommes tous devenus
des objets de consommation en massacrant notre humanité physique, mentale et spirituelle...des enfoirés selon Coluche qui en perdit la vie.
Heureusement, la vie s’offre toujours comme une femme aimante, apprenons à l’aimer
comme des hommes éclairés et non comme des primates.