Il n’y a personne, de droite comme de gauche, qui ne se lamente de la perte du vivre ensemble et du sens commun.
Je crois qu’il ne faut pas être grand clerc pour s’apercevoir que cette hyper-inflation de l’individu et du moi consommant, de l’homo oeconomicus, y sont pour quelque chose. Sans être un matérialiste pur et dur, l’économie de marché, dont le procès existe depuis plus d’un siècle fait les ravages que l’on sait.
Tous ces auteurs ne sont que de tranquilles jardiniers, selon l’expression de « La trahison des clercs ».
Dire, comme vous l’affirmez que les enjeux du XXIème siècle sont complexes, on le sait. Mais il reste néanmoins que l’exploitation de l’homme par l’homme, la captation des surplus (richesse) par quelques-uns, les lavages de cerveaux ambiants, la promesse de lendemains meilleurs afin de gagner du temps grâce aux ordinateurs de la Finance, tout cela mérite qu’on en parle.
Mais, entre temps, en politique, au niveau national ou régional, les réunions, les commissions « d’experts », les rapports, les médiations, les promesses, les lois, les décrets, les réglements, bref toute la machine des larbins de l’Etat, fonctionne à plein et fait gagner du temps à ceux qui, dans les coulisses de ce spectacle de foire, se tapent les cuisses et continuent comme devant en s’exclamant : « Business as usual ».
Et cela mérite qu’on agisse. Ici et maintenant. Car, moi, je n’ai qu’une vie.