Le bouddhisme n’est pas non plus une entité monolithique. Le bouddhisme tibétain, les sectes bouddhistes japonaises ou celui pratiqué en Asie du Sud-Est sont très différent, notamment sur cette vision purement contemplative. Au Japon les sectes disposent d’un pouvoir politique pas totalement négligeable (il fut même immense au début du moyen-age), pendant les années 60-70 on voyait régulièrement des moines s’immoler pour protester contre la dictature sud-vietnamienne. Pour certaines philosophie du bouddhisme l’implication politique forte est même nécessaire car seule permettant d’accomplir l’œuvre de compassion à grande échelle, ce qui a pu mener à la lutte armée, au martyr et à la mort.
Le pouvoir bouddhiste thaïlandais a durement réprimé sa population musulmane du sud du pays, et au Sri Lanka certaines des plus hautes autorité religieuses ont directement appelé au meurtre des Tamouls.