Il est en péril celui qui croit qu’avoir réussi sa
vie c’est d’avoir pu s’acheter une Rolex à 50 ans. Alors que dans le
même temps, le travail ordinaire n’offre plus la possibilité de vivre avec
décence, de se loger, de se nourrir, de se soigner et d’avoir l’espoir que la
vie de ses enfants soit meilleure que la sienne. Que devient alors le temps, si
ce n’est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne
dure
.Et si notre civilisation décidait de produire des produits
durables, faits pour durer. Et non des téléphones jetables avec une
pomme dessus. Et si à l’époque du déclin annoncé de la civilisation « du parce
que je le veau bien », on repensait l’individu comme la source de toutes choses
mais aussi sa fin en soi. À quand un nouveau précis de calcul économique qui
permette de se passer des anciennes abaques du consumérisme aveugle devenus
obsolètes ?
http://2ccr.unblog.fr/2011/09/07/la-place-du-zero-dans-loperation-economique/