Il y a un passage qui me plaît particulièrement, au milieu du deuxième mouvement : quand je l’écoute, cela me fait penser à un train emmené par une locomotive à vapeur, de nuit, dans une tempête de neige au milieu de la steppe sibérienne...
Ce qui est amusant, c’est que cette comparaison est surtout valable pour la version enregistrée par Herbert von Karajan avec l’orchestre de Berlin dans les années 70...
Un premier enregistrement de Karajan à Londres, avec l’orchestre Philarmonia, juste après la fin de la guerre (1954 ?), est beaucoup plus « modeste » : sans doute hésitait-il encore à laisser s’exprimer trop explicitement son lyrisme « germanique »...