Chant du coq ? Chant du cygne ?
Vous évoquez les Lumières. Au delà des polémiques de Rousseau sur la propriété privée, tous les « philosophes » ont défendu la propriété privée. C’est à cette époque qu’est née une des théories les plus néfastes en économie : la fameuse « main invisible » d’Adam Smith avec sa « richesse des nations » de 1776. On ajoutera le fameux « laisser faire, laisser passer » qui, il est vrai, s’adressait au commerce des grains.
Ce sont ces slogans et les trouvailles de différents économistes qui ont abouti à l’empire absolu de la finance d’aujourd’hui. Slogans que les politiciens, mandatés par nous-mêmes, se sont chargé de vendre à leurs électeurs.
Et puis, pensez à Turgot pour qui « Le commerce ne connaît d’autre lois que celles de son propre intérêt ». Il faut vraiment piocher profond à l’époque des Lumières pour trouver une critique de la finance, car le problème ne se posait pas en nos termes.
De compromis en complaisance, d’ignorance en absence de responsabilité, de prévarication à la corruption induite par les lobbies, on en est arrivé là où on en est.
Toutes les considérations métaphysiques sur la monnaie ne guériront pas le mal contemporain.