@ chacaldu06
ils vont nous refaire le coup de l’Euro 2004,laFrance au tapis et les grecs en finale
L’outsider grec
Les Grecs comptaient parmi les outsiders avant la compétition. Peu de
gens avaient toutefois remarqué leur tour de qualification de plus en
plus impressionnant, au cours duquel ils perdaient leurs deux premiers
matches, mais remportaient les six suivants, ne concédant aucun but au
cours de cette excellente série. Au cours d’un splendide festival d’un
mois de football en plein été portugais, l’équipe grecque, un ensemble
solide et efficace qui jouait sur ses forces, battait les autres équipes
les unes après les autres et méritait entièrement son titre. Cette
formation était dirigée par Otto Rehhagel, un Allemand à la solide
expérience en club, en particulier au Werder Bremen et au FC Bayern
München dans son pays d’origine.
La discipline de Rehhagel
L’astucieux Rehhagel obtenait la victoire en soudant son groupe et en le
dirigeant par une discipline de fer qui décontenançait et faisait
chuter tous ses adversaires. Lors du match d’ouverture à Porto, la Grèce
assommait les fervents supporteurs locaux en battant le Portugal, pays
organisateur (2-1). En quarts de finale, le tenant du titre français
était incapable de faire face à la détermination grecque et concédait la
défaite (1-0). Les demi-finales marquaient l’élimination de la
République tchèque, considérée comme la favorite après plusieurs bons
matches. Ce match se soldait sur un but en argent grec inscrit en
prolongation alors que Pavel Nedved, le meneur de jeu tchèque avait
quitté le terrain, blessé, en première période.
Victoire finale
La finale, à Lisbonne, était âprement disputée. Le Portugal, dirigé par
le Brésilien Luiz Felipe Scolari, s’était relevé de la désillusion
initiale, et était désireux de faire vivre un final mémorable à ses
fans. Mais les Grecs avaient d’autres desseins. Comme dans les premiers
matches, une défense ultra rigoureuse dirigée par le solide défenseur
Traianos Dellas, un milieu de terrain combatif mené par le futur
meilleur joueur du tournoi Theodoris Zagorakis et un attaquant
opportuniste de la trempe d’Angelos Charisteas contrecarraient les plans
du Portugal. Une simple tête de Charisteas sur corner à l’heure de jeu
donnait à la Grèce la victoire qu’elle espérait dans ses rêves les plus
fous.
Les grands au tapis
Quant aux grandes équipes, leur compétition était marquée par des
déceptions et une fatigue extrême après une longue saison. Zinédine
Zidane et la France, malgré un retour victorieux haletant contre
l’Angleterre, ne retrouvaient jamais leur lustre d’antan. L’Angleterre
et David Beckham promettaient beaucoup, notamment avec leur brillant
jeune attaquant Wayne Rooney, mais sombraient face au Portugal au cours
d’une terrible séance de tirs au but en quarts de finale, après que
Rooney se fut cassé le pied alors que l’Angleterre menait 1-0. L’Espagne
ne parvenait pas à passer la vitesse supérieure, et les Pays-Bas
pliaient contre le Portugal en demi-finales. L’étonnant succès de la
Grèce donne un exemple au reste du continent : avec un travail acharné,
de la confiance, le soupçon de chance nécessaire, et un indéfectible
esprit d’équipe, tout est possible.