J’ai l’opinion inverse quant à la conclusion :
c’est l’absence de Dieu qui amène à l’idolâtrie de l’argent.
N’est-ce pas la révolution qui légalisa l’usure ?
Raison vient du latin ratio, qui signifie « calcul, compte », lui même issu du verbe latin reor, ratus, qui signifie « calculer, compter ». La politique fondée sur la raison vise à tout compter, tout calculer, y compris de manière machiavélique, d’où l’argent qui finit par y prendre toute la place.
Hors des petits calculs, il y a aussi le sacré. Ce n’est pas parce que le calcul montre que je peux faire quelque chose, que j’ai le droit de le faire... Du sacré, découle le principe de la loi. Le libéralisme a déconstruit le sacré, pour déconstruire la loi, laissant le monde se gouverner par la comptabilité monétaire, ce qui aboutira au rationnement.
Hors de la quantité, il y a aussi la qualité. Ce n’est pas parce qu’une grande quantité d’avoir est désirable, que ces avoirs sont désirable effectivement du point de vue de leur qualité. Juger des quantités peut se faire par le calcul rationnel. Mais juger de la qualité, non. La qualité ne peut se juger que par rapport au sacré, donc à Dieu.
L’occident, et la France en particulier, est retombé dans le péché mignon de l’Empire Romain : le calcul de la loi. En dessous de 20%, l’usure est légale. Au-dessus elle est illégale. Cet artifice de comptage est étrange. Soit l’usure est impie, soit elle ne l’est pas.
Il y a des choses dont la nature est qualitativement mauvaise.