Encore une fois, je pense qu’on oublie le fond du problème : le relatif mal-être d’un pays riche comme la France réside dans le décalage entre le niveau moyen des salaires et la formidable hausse des prix notamment dans le secteur de l’immobilier. Pour schématiser (car Paris ce n’est pas l’Ardèche) le coût de la vie a largement rattrapé les USA et la GB mais les salaires restent à la traîne. Alors ou bien on augmente les salaires (en faisant violence aux employeurs, y compris l’état, et en leur interdisant de délocaliser)ou bien on revient sur la libération des prix, en particulier des logements, et on encadre tout ce qui est un besoin essentiel. D’ailleurs, comment vont-ils faire pour le « droit au logement opposable » ? En se mettant à dos tout le lobby des proprios(la moitié de la population) ?
C’est pourquoi cette déclaration de Hollande c’est de l’intox facile : on s’en prend non aux très riches, ni aux fonds spéculatifs qui avalent nos entreprises et délocalisent, mais au voisin qui gagne un peu plus que soi. On a toujours, en France, agité le sort des plus démunis (voire la médiatisation des Don Quichotte)pour faire taire les râleries des classes moyennes, rarement pour exproprier les millions de stock-options des cadres dirigeants ou des traders.
Et je rappelle à certains sur ce forum qu’en France, à l’heure actuelle, la richesse repose avant tout sur le patrimoine : l’instit propriétaire de son logement en ville est plus riche, dans l’absolu, que l’ingénieur qui débarque et doit louer.