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easy 16 décembre 2011 14:57
easy

Si nous avons l’impression que la crise a quelque chose à voir avec l’européanisation -trop poussée ou au contraire insuffisamment accomplie- elle a en réalité bien plus à voir avec une décadence des valeurs morales qui se sont cristallisées autour du principe de l’endettement (privé et public, faut pas les opposer)

Qu’un peuple soit circonscrit par un hexagone de 1000 km, par un continent pour par la Planète entière, à partir du moment où il trouve logique de jouir de bien aujourd’hui et de les payer plus tard, peut-être plus tard, peut-être par on ne sait qui, il est délirant et décadent.
Tout juste, mais je pense que c’est déjà trop, pourrait-on admettre l’endettement privé et à très court terme. Au-delà de 3 ans de crédit et au-delà de 4% par an, on bascule dans une mentalité en « Après moi le déluge ».

Et s’il y a un vieux sanglier qui n’a jamais versé dans l’endettement, c’est bien le bénêt de Béarnais.


Ne nous reprochons pas d’avoir tous cru à la martingale de l’endettement. Nous avons succombé à la mécanique de l’entraînement collectif. Comment être hyper lucide et frugal lorsque des fortunes se font réellement sous nos yeux sur la base de l’endettement pyramidal ? Le plus sage d’entre nous ne pouvait que douter de sa sagesse tant le Monde flamboyait de ses Concordes.

Mais aujourd’hui, d’abord les plus sages, ensuite les moins sages, tous, nous devrions admettre que nous avons déliré d’endettisme et nous regrouper autour de cette conviction douloureuse qu’il n’est logique de vivre que de ce qu’on peut produire de cash, à un an près (le cycle annuel des récoltes amène assez naturellement au crédit sur un an).



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