Notre ami Chalot n’a rien exprimé de son propre jus mais nous lui devons d’avoir l’occasion de parler de Freud et sous l’angle critique, qui est, à mon sens, l’angle idéal d’AVox
Concernant les commentaires déjà posés, je les trouve pertinents hormis celui où il est fait reproche à Imhotep d’être autodidacte. Non qu’il ne le soit pas, je n’en sais rien, mais le fait de l’être n’est pas, à mon sens, systématiquement synonyme d’incompétence.
On peut dénoncer l’incompétence d’une personne (autodidacte ou formée) mais il faut l’établir par la preuve, non se précipiter d’abord sur la qualification ou la disqualification
Si nous ne devions plus discuter que de ce que nous avons appris à l’école, autant s’y enfermer pour ne plus réciter qu’entre formés et abolir les voyages.
(Sur ce sujet, je rappelle le cas fort singulier d’Evariste Galois. Il était incroyablement doué pour inventer des solutions mathématiques mais était infoutu de réciter des solutions établies)
A Complottouestcomplot, je dirais que la question n’a jamais été de savoir si on avait honte ou pas de fantasmer sur sa mère mais de savoir si ce fantasme était fatal, systématique, incontournable, universel ou pas. Et pour l’instant, il s’avère qu’il existe parfois. Etablir une théorie sur un parfois sans dire ce parfois, c’est du charlatanisme (mais c’est courant et c’est la raison pour laquelle l’esprit scientifique a dû batailler pour se faire entendre)
Je précise bien qu’on peut faire une théorie sur un parfois (un aléatoire, une probabilité) mais il faut alors dire ce parfois.
Et je complète sur ce point en soulignant que charlataner de théorie sur un parfois en prétendant qu’il est toujours est sans grandes conséquences si cela ne conduit à aucun jugement de valeur ou de perversité mais que c’est très irresponsable et inconséquent si cela peut conduire à la guillotine.
Or l’échafaudage de Freud bourré de certitudes infondées a invité chacun à croire qu’il était possible et sain de poser sur des gens des jugements durs comme fer, les conduisant à l’échafaud, à l’asile ou au suicide.
Profitant que l’Eglise était chassée par l’Ecole qui lui disputait la place, il s’est lui aussi saisi de l’enfant pour devenir le troisième pouvoir à le coloniser.
L’Eglise avait jugé que l’enfant était né impur et qu’il fallait au plus vite le baptiser. Ferry avait jugé que l’enfant était né vide et qu’il fallait l’instruire. Freud avait jugé que l’enfant était un pervers polymorphe et l’avait placé d’emblée dans sa sphère d’influence. Pasteur ayant jugé qu’un enfant devait être vacciné au plus tôt.
Mah, pour ma part, je trouve que le cas de Freud est dépassé et déjà très rebattu.
Je crois plus utile de dire un mot sur l’avantage que nous pourrions tirer de séances de thérapie familiale (intitulé à revoir pour faire moins hôpital)
Il s’agirait que de manière systématique, chaque famille puisse se produire, une heure par an, tous ses membres réunis, devant un tiers doté d’un bon sens psychologique et porté par l’objectif de régulation-réconciliation.
Chaque membre de la famille ferait état de ses difficultés et quand bien même il n’oserait en dire que le dixième, ces difficultés seraient mutuellement actées et le médiateur proposerait des comportements améliorés.
« Quand votre fille vous répond qu’elle n’a plus faim, montrez-lui que vous faites confiance en son jugement, n’insistez pas »
Ce genre d’infime détail, quand il est considéré, enclenche un droit et une nécessité à la rectification comportementale et produit une mécanique d’attention comportementaliste à objets et effets extrêmement concrets.
A défaut de cette attention avec intervention d’un tiers compatissant, pas la moindre erreur de comportement n’est dénoncée, encore moins rectifiée et la famille accumule alors un empilement de contorsions formant sac de noeud indémêlable.
Une ou deux heures par an par foyer pour amorcer la sensibilisation comportementaliste me semble ne rien coûter au regard des dégâts que cette régulation pourrait éviter.
Pourquoi faudrait-il qu’un tiers fasse cette réflexion « Quand votre fille...n’insistez pas » ?
Pourquoi un parent n’aurait pas de lui-même l’idée de ne pas insister ?
Aussi instruit soit-il, un parent peut insister parce qu’il se croit devoir insister. Si un des parents insiste et que l’autre lui reproche cette insistance, le premier ressort vexé et croit à un bras de fer de pouvoir. Il ne va donc pas céder et continuera d’insister.
Mais quand c’est un tiers bienveillant de la famille qui suggère de ne plus insister, aucun des parents ne se vexe et chacun consent à se taire avec soulagement. Les parents se sentent enfin chaperonnés non par une belle-mère non pas un beau-père mais par un tiers neutre qui les rassure et les déshystérise.
A part ça, le mot ’crépuscule’ est autant lié à la fin d’un jour qu’à son début
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