Bonjour, Saturne.
En tout premier lieu, je ne vois pas où vous avez pu voir, dans mon article, une quelconque « sympathie avec le PS ». Je n’ai jamais été encarté et, depuis au moins 2 décennies, j’ai toujours voté au 1er tour des élections (ou au tour unique) systématiquement PC ou NPA (LCR).
Merci pour vos précisions et notamment pour la mention de cet « Etat 4001 » qui recense en effet par catégories tous les crimes et délits constatés à la fois par la police et par la gendarmerie. Un outil effectivement précieux pour établir des comparaisons dans la durée et qu’il convient par conséquent de maintenir tel qu’il est. Aucun problème sur ce point, et ce n’est d’ailleurs pas mon propos dans l’article, celui-ci visant la communication politique réduite le plus souvent à une affirmation de progrès de l’action des forces de l’ordre basée précisément, non sur les données de l’Etat 4001, mais sur des amalgames plus ou moins flatteurs.
Ce que je propose, c’est d’empêcher un ministre de l’Intérieur, quel qu’en soit la couleur, de venir affirmer devant micros et caméras, que l’action de ses services a été couronnée de succès lorsque ce n’est pas le cas. D’où mon indicateur général d’évaluation, en positif ou en négatif, de la gravité de l’insécurité. S’il existait, cet indicateur pourrait, par exemple, donner pour l’année en cours (année n) un indicateur de 1,04 ou un indicateur de 0,97. Dans le premier cas, cela signifierait que la pondération de gravité des faits constatés dans le pays est en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente (n - 1) alors qu’elle serait en baisse de 3 % dans le second. Autrement dit que la gravité des crimes et délit a globalement augmenté dans le 1er cas et globalement diminué dans le second.
Bref, un indicateur qui permettrait d’éviter aux communicants officiels de nous prendre pour des buses !