La question, je trouve, c’est plutôt :
pourquoi megaupload a pu subsister aussi longtemps ?
Moi je trouve ça dingue.
C’est quoi, cette histoire, ouin, les utilisateurs légaux ont été pénalisés... Sérieusement, QUI ici ose dire megaupload, pour sa part, c’était un usage légal ? soyons sérieux. Megaupload, c’est le piratage libre pour tous. Même pas besoin de s’y connaître. Pif tu télécharges le produit du système que tu critiques, paf tu l’as chez toi. Et le système il se défendrait pas ? Pitié, grandissez.
Si on parle de musique, ou de video, admettez que ce n’est pas comparable à enregistrer des K7 comme au bon vieux temps : on parle de copie numérique à l’identique, question qualité, pas de version dégradée.
Si on parle de logiciels, la question ne se pose même plus.
Evidemment qu’il y a préjudice, surtout si vous repartagez vos richesses de mp3 et divx mal acquis à plus ou moins grande échelle : ca devient pyramidal.
Il y a 20 ans, avant que le p2p existe, le téléchargement direct existait déja : il a pas fait long feu. dans les années 90 (milieu et fin 90), on trouvait les mp3 directement via des sites de recherches spécialisés, qui n’existent plus, évidemment.
Evidemment que Megaupload devait être attaqué, comme l’ont été Napster et Kazaa ou plus récemment thepiratebay.
Le problème avec le piratage, pour ses bénéficiaires, c’est quand la majorité du grand public peut s’y adonner sans risques. Evidemment que c’est pas gérable ni aceptable. Le con qui paye, il paye plus ://///.
Les films, par exemple, avant que la bande passante internet permette sérieusement de se les échanger, ça se faisait massivement en LAN (pour les gamers), et localement entre potes. Puis par retombée, ca finissait dans toutes les familles équipées d’ordis.
Ca devrait rester comme ça : invisible aux yeux des ayants droits.
Bin oui, si vous dévalisez des banques à visage découvert et allez vous en vanter sur face_de_bouc et youtube, ne vous étonnez pas qu’on sonne à votre porte à 6 du mat’.
Après, on peut aussi critiquer le système.
Et là, Amelia, je ne vous suis plus.
La reconnaissance de l’artiste , oui. Mais aujourd’hui ? comme je l’ai lu plus haut : la chanson de merde et le tube, ils sont au même prix ! Y’a un problème. Pour ce même prix, vous choisiriez le menu avec le homard plutôt que de bouffer de la merde, c’est évident. Alors , pourquoi le même prix ? Alors, cela devient un devoir de ne plus payer, non ? Tant qu’à choisir, on décide de payer le homard au prix de la merde, pourquoi se gêner puisqu’on est pris pour des cons ? consciente ou inconsciente, cette mécanique est juste.
Mais la vraie question, pour moi , et je rejoins d’autres contributeurs : pourquoi payer pour des chansons enregistrées ? C’est l’artiste, ça ? non.
Pour moi, l’artiste qui chante, je le vois en vrai. Je ne vais pas demander a qui je dois payer des droits quand je fredonne une chanson de noir désir ou chante une autre de Renaud avec mes potes un soir de fête. La chanson doit circuler, à travers le temps et l’espace, comme elle l’a toujours fait. Ainsi doit le faire l’image d’une oeuvre peinte : longue vie au lithos et repros.
L’original : c’est en live. C’est pouvoir dire : police, the cure, U2 , qui tu veux : j ’yétais. L’expo Gauguin : j’ai vu ce tableau, ouah.
En fait, depuis quand la musique existe, par exemple ? Les ayants droits et gestionnaires ont ils toujours existé ? non. Ca n’a pas empêché l’art musical d’exister au travers des siècles pourtant.
Je crois même que de tout temps, les artistes ont été payé de leur vécu pour leurs prestations.
Le copyright, le Droit d’auteur, ce genre de merdes n’existe que depuis quelques dizaines d’années pour le compte de quelques pourris qui ont mis la main sur ce marché : les maisons de disques, labels, et organismes gestionnaires des droits des artistes, qui distribuent quelques bouts de millions a quelques connards du top charts ici et là, qui nous vendent leur redistribution totalement opaque et la promotion des nouveaux artistes... mon cul.
Que crèvent ces enculés. Vive l’autoproduction et l’internet.
Les artistes, ils sont dans la même merde que les autres : faut bosser.
Personne me filera de rente à vie car en tant que maçon j’ai réalisé le mur parfait tel jour à telle heure : je dois le refaire aussi bien à chaque fois pour monétiser mon savoir-faire.
C’est pareil dans plein de métiers.
Si je tenais la bande de salopards qui ont réussi à faire basculer nos arts populaires dans cette mécanique... Dans laquelle le support, le disque en l’occurence, n’y est pour rien, bien évidemment.
C’est finalement le support qui remettra - remet déja - les pendules à l’heure : dématérialisé, le rapport à l’objet et toutes les dérives commerciales ne peuvent que disparaître.