mon fils avait quatre ans
oui quatre ans
je me le rappellerai toujours c’était sur une petite route de camargue, je ne sais pas ce qui l’avait touché ou remué dans la journée
c’était le soir on rentrait à la maison de vacances
sans prévenir il me dit
« papa c’est vrai que je vais mourir un jour ? »
oui quatre ans
j’ai pris un sacré coup dans le palpitant
j’ai arrêté la voiture je me suis tourné vers lui
le temps que je que je me ressaisisses
le gamin avait lu dans mon regard, il pleurait
doucement mais à gros sanglots
je n’ai rien dit je l’ai pris dans mes bras
il s’est calmé et s’est endormi