Vivement que cet article inspire la candidate pour l’écologie.
En gros, on peut voir 3 principales erreurs à corriger dans la candidature Eva Joly. :
* Une erreur de principe : laisser l’économie politique se faire digérer par le « jeu » d’une écologie politicienne.
( selon peut-être un « principe de réalité » qui croirait constater
qu’un atavisme d’ancien régime aurait rendu les Français incapables de
concevoir un Pouvoir qui ne soit pas essentiellement ’incarné’ par un
personnage : roi, reine, mâle dominat, ou mère poule ... )
D’autre candidats ont au moins voulu montrer qu’ils avaient entendu
l’aspiration de Français à participer davantage aux prises de décisions
politiques. ( Tout ne se résume pas au simple paramétrage envisagé ici
: ce serait faire injure aux capacités d’imagination des Français que
de croire les contenter avec un scrutin dit ’proportionnel’ ...)
* erreur dans l’erreur : même dans la logique de conquête du pouvoir
centré sur une personne, où est la pertinence de cette stratégie de
« coalition de partis », qui tend à accepter ici une position subalterne
par rapport à une brigue dominante ? ( L’auteur évoque ici "une certaine
dérive gauchisante" mais il est clair que cela va indéniablement bien
plus loin quand partout est clamée une allégeance à « La gauche » ?)
Alors que , d’une part, toutes les tendances politique s’évertuent à
ménager les sensibilités écologiques, et que , d’autre part, il est
manifestement difficile d’attirer des électeurs à partir de la seule
écologie, où est la logique qui permettrait de penser que les seuls
écologistes acceptant d’être estampillés « de gauche » pourront obrenir un score décisif aux présidentielle ?
Notre candidate ne manque-t-elle pas d’indépendance, d’autonomie politique ?
Comment, entre autres, des citoyens sans appartenance politique (ou
politicienne) mais attachés aux valeur démocratiques, pourraient-ils
souffrir qu’on croie disposer de leur voix et les appelant à voter pour
qui que ce soit au second tour ?
* Elle ne parle pas assez d’écologie elle-même et semble disperser son
capital de confiance en suscitant des débats annexes bien moins cruciaux
que, par exemple, ceux qui sont abordés dans cet article.