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Amoribonde 7 février 2012 12:33
Amoribonde

Bonjour Traroth,

Vous écrivez tout d’ abord :
"la science, c’est une démarche intellectuelle basée sur le raisonnement et la vérifiabilité expérimentale.« 
Je suis en accord avec vous. Cependant, »la vérifiabilité expérimentale« mène à la certitude (expérimenter, c’est sentir). La certitude en science, comme vous le savez, est soumise à une époque, une manière spécifique de saisir le monde, on parle d’ ailleurs de »modèle physique« , qui idéalement permettrait de rendre compte de l’ ensemble des phénomènes physiques observés et observables. » la vérifiabilité expérimentale«  dont vous parlez n’est possible que dans le cadre d’ un de ces modèles.  »Ni plus, ni moins« , comme vous le dites.

Ensuite :
 »Postuler l’existence de quelque chose d’invérifiable, comme une divinité par exemple, n’a rien de scientifique« Méthodologiquement (et pas théologiquement), pour relativiser la portée d’un »modèle physique« qui est susceptible d’ évoluer, voir d’ être changé, je pense que si (en ce sens, je parlais d ’humilité nécessaire dans mon post).

Et enfin :
 »Le fait que Descartes l’ait fait (postuler l’ existence de Dieu), probablement sous la pression des autorités religieuses (rappelons que s’opposer à l’église était dangereux à l’époque) ne change rien à cela !" Effectivement, en postulant l’ existence de Dieu, Descartes est protégé des foudres de l’ Eglise. Mais s’en protège-t-il vraiment ? Ne considère-t-il pas en fait que Dieu (et c’est heureux pour lui à l’époque !) ne doit pas être la seule propriété de l’ Eglise (dans laquelle Dieu pourrait se trouver à l’ étroit), mais que son idée peut être aussi utile à l’ avancée de la science, du point de vue de sa méthode et de sa portée ?

Cordialement



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