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easy 8 février 2012 12:52
easy

Au sujet de « Civilisation qui ne se valent pas » je faisais remarquer le développement de l’elasticité des mots en français. Et le mot sexualité est aussi élastique d’une capote

L’historien Thierry Eloi nous assure que les Romains ignoraient le mot sexualité et que leur plaisir tenaient bien plus du baiser que du sexage

Pour ma part, j’ai découvert le mot sexualité par le biais scientifique où il n’évoque que la manière de se reproduire et où le concept de plaisir est éludé voire dénié (sexualité des fougères !). Et j’ai aussi découvert les mot vagins, clitoris, par le biais médical-biologiste sur fond de carrelage faiencé 10 x10 blanc et odeur de formol.


Quand on parle d’homosexualité, ça ne peut concerner que du sexage non procréatif et le mot sexualité qui y est rattaché passe à un contenu de seul plaisir.
C’est quasiment dans un second temps et face à l’homosexualité en allure d’oxymore comme l’a justement relevé Gordon, qu’on en est venu à inventer le mot hétérosexualité en allure de redondance pour évoquer, là aussi, le seul aspect plaisir.




L’homme & la femme forment un système comportant deux types sexuels (un seul type pour chacun).
Et la langue française est de celles qui accordent des genres aux mots, en papa, maman.


Or il y a des bestioles qui se suffisent d’un seul type sexuel et qui s’autofécondent par parthénogénèse

Il y a des bestioles qui ont les deux types sexuels au sein d’un même individu (les escargots qui sont donc hermaphrodites)

Et il y a des bestioles chez qui l’on peut compter 4... 6 ... 20 .... jusqu’à 48 types sexuels. Oui 48 individus ayant tous un genre différent des autres.

Et qu’il y a des langues soit sans genre, soit avec plus de deux genres, lesquels ne versent pas dans le garçon fille mais dans le ... dur mou... ou le ... vivant mort ... ou le ...esprit solide ....ou le bleu, vert, rouge, jaune ...

Si en français on se voit mal dire « Il marche » en parlant d’une personne effeminée, d’un travesti, d’un hermaphrodite ou d’un transexuel, ça ne pose aucun problème dans d’autres langues.

Notre langue enferme d’emblée les individus dans une dévolution sexuelle liée au genre que nous sommes obligés d’utiliser pour les nommer et nous ne pouvons que traiter durement ceux qui nous posent des problèmes de verbalisation. Rien que le fait de tomber sur une voix masculine au téléphone, donc de dire « Monsieur » pour se faire ensuite rectifier par la dame à la voix d’homme, ça nous déstabilise et nous agace.



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