Mon approbation « globale » ne serait pas
crédible si je ne précisais pas un point de
désaccord (non négligeable !) avec ce qui semble
exprimé dans cet article.
Le mot « casse », dans l’expression « casse du statut de la fonction publique en précarisant l’ensemble des fonctionnaires » ... peut-il convenir à quiconque tient à respecter les promesses de notre constitution ? !
Rappels :
## Article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958 :
« *** La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». *** »
## à l’instant de ce post, Wikipédia précise pour «
égalité devant la loi » :
« ... Aucun individu ou groupe d’individus ne doit donc avoir de privilèges garantis par la loi ... »
( cf http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89galit%C3%A9_en_droit )
Le sous-entendu de l’expression « statut de la fonction publique »
est très probablement ce que beaucoup de lecteurs traduiront par "sécurité de l’emploi assurée
à vie par l’Etat pour une catégorie
privilégiée de salariés". Il faudra alors beaucoup de
manque de cette « charité bien ordonnée » (qui commence par
soi-même !) au flot grandissant des
précaires-puis-chômeurs-puis-RSAistes-puis
SDF-français pour accepter d’amalgamer dans leurs indignation ce qui, au
contraire, serait un grand progrès démocratique !
La « casse » d’un
statut d’un autre âge, réservé, à vie, à une catégorie de citoyens, ne
serait en fait que l’abolition de privilèges, sources de tensions et de
divisions fratricides !
( Au lieu d’entretenir une déplorable confusion entre « service pubic » et
« incarnations individuelles de la notion de service public », pourquoi
ne pas impliquer tous les Français - à égalité - dans cette contribution
au service public ? Soit en supprimant tous les privilèges permanents ...
soit en les offrant à tous !
La guéguerre simpliste qui s’évertue à
cliver les Français entre « ultra-libéraux = pas d’Etat »ou « communistes= tous fonctionnaires »
est aujourd’hui transcendée par une nouvelle donne : des militants de tous bords politiciens, autant que des indépendants (non inféodés à
quelque parti que ce soit) demandent à ce que l’on réfléchisse à la mise en place
d’un minimum vital assuré par l’Etat pour tous les Français. (« Revenu ou dividende universel », Revenu citoyen ou allocation universelle pour d’autres ...)
Peut-on refuser ce débat et la remise en cause du « statut de la fonction publique » qu’il entraîne ?
Il est par ailleurs loin d’être établi que notre actuel gouvernent (à la tête des « fonctionnaires » !) ait la moindre intention de toucher au "statut de la fonction
publique« : diminuer le nombre de »fonctionnaires" ne faisant en fait que
renforcer la position, le statut, de ceux qui restent !
( Aurait-on
par hasard observé , lors des dernières manifs, une fidélité solidaire
parmi celles et ceux qui criaent : ’
Tous ensemble ! Tous ensemble ! avant les
compressions de fonctionnaires ?)
Je sais, cette intervention risque de réveiller la polémique ... Mais ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?