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gogoRat 14 février 2012 11:06
gogoRat

Mon approbation « globale » ne serait pas crédible si je ne précisais pas un point de désaccord (non négligeable !) avec ce qui semble exprimé dans cet article.

Le mot « casse », dans l’expression « casse du statut de la fonction publique en précarisant l’ensemble des fonctionnaires » ... peut-il convenir à quiconque tient à respecter les promesses de notre constitution ? !

Rappels :
## Article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958 :

« ***  La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». *** »

## à l’instant de ce post, Wikipédia précise pour « égalité devant la loi » :

« ... Aucun individu ou groupe d’individus ne doit donc avoir de privilèges garantis par la loi ... »
( cf http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89galit%C3%A9_en_droit )

Le sous-entendu de l’expression « statut de la fonction publique » est très probablement ce que beaucoup de lecteurs traduiront par "sécurité de l’emploi assurée à vie par l’Etat pour une catégorie privilégiée de salariés". Il faudra alors beaucoup de manque de cette « charité bien ordonnée » (qui commence par soi-même !) au flot grandissant des précaires-puis-chômeurs-puis-RSAistes-puis SDF-français pour accepter d’amalgamer dans leurs indignation ce qui, au contraire, serait un grand progrès démocratique ! 

 La « casse » d’un statut d’un autre âge, réservé, à vie, à une catégorie de citoyens, ne serait en fait que l’abolition de privilèges, sources de tensions et de divisions fratricides !
( Au lieu d’entretenir une déplorable confusion entre « service pubic » et « incarnations individuelles de la notion de service public », pourquoi ne pas impliquer tous les Français - à égalité - dans cette contribution au service public ? Soit en supprimant tous les privilèges permanents ... soit en les offrant à tous !
 La guéguerre simpliste qui s’évertue à cliver les Français entre « ultra-libéraux = pas d’Etat »ou « communistes= tous fonctionnaires » est aujourd’hui transcendée par une nouvelle donne : des militants de tous bords politiciens, autant que des indépendants (non inféodés à quelque parti que ce soit) demandent à ce que l’on réfléchisse à la mise en place d’un minimum vital assuré par l’Etat pour tous les Français. (« Revenu ou dividende universel », Revenu citoyen ou allocation universelle pour d’autres ...)
Peut-on refuser ce débat et la remise en cause du « statut de la fonction publique » qu’il entraîne ?

 Il est par ailleurs loin d’être établi que notre actuel gouvernent (à la tête des « fonctionnaires » !) ait la moindre intention de toucher au "statut de la fonction publique«  : diminuer le nombre de »fonctionnaires" ne faisant en fait que renforcer la position, le statut, de ceux qui restent ! 
 ( Aurait-on par hasard observé , lors des dernières manifs, une fidélité solidaire parmi celles et ceux qui criaent : ’Tous ensemble ! Tous ensemble ! avant les compressions de fonctionnaires ?)

Je sais, cette intervention risque de réveiller la polémique ... Mais ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ? 



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