L’explication d’un nombre de candidats en baisse ne réside-t-elle pas tout simplement dans le niveau inhabituel des difficultés auxquelles l’heureux élu sera confronté (ou continuera de l’être si l’actuel président est réélu) ? En l’état actuel de la conjoncture internationale et des dangers qu’elle fait encourir à une France qui a déjà ses propres problèmes à résoudre, prendre le pouvoir comporte une part de risque jamais atteinte lors de précédentes élections.
Mis à part les candidatures de principe émanant de ceux qui se présentent tout en sachant parfaitement qu’ils n’ont aucune chance d’être élus, reste Sarkozy et Hollande. Or, quels que soient le style de chacun et les valeurs au nom desquelles l’un et l’autre s’expriment, il est clair que le premier agit, dans sa propre continuité, avec un courage, une vision de l’avenir et une détermination à bousculer le paysage socio-politique qui manquent manifestement au second, ce dernier donnant d’ailleurs parfois l’impression qu’il y va à contre-cœur.