Cela, je l’ai compris, Aldous, et le prends désormais avec recul. Lors de mon dernier entretien, j’ai eu droit à un invidu qui me détaillait des pieds à la tête alors qu’il m’avait convié grâce à mon CV. Surpris par son attitude, je lui demande : « Que se passe-t-il » ? Là, il me répond, avec une sorte de rictus sardonnique qui déformait littéralement les traits de son visage qu’il « étudie mes gestes et postures ». Du coup, je ne me suis pas dégonflé et ai eu envie de m’amuser un peu. Pourquoi pas, après tout. Ce privilège ne doit pas toujours revenir aux mêmes. Du coup, j’ai mis les deux pieds sur son bureau, et me suis mis à bailler en disant que les choses allaient mieux ainsi. Inutile de dire qu’il m’a prié de sortir. Sur le coup, grand seigneur, je me suis incliné en disant « je vous salue, Herr... » suivi de son nom de famille. Lorsque l’on est en présence de ces malades, il ne faut pas se montrer soumis, mais au contraire, réagir d’une manière qui les déboussole complètement. Cela leur fait les pieds. 