Tenez, puisque on parle de cotisations.
Alors que dans tous les pays comparables 90% des ressources des
syndicats de salariés proviennent des cotisations de leurs membres et du
placement de leurs réserves, en France les cotisations des membres ne couvrent que « 3 à 4% » de leurs budgets.
Le reste provient de sources très variées, difficiles à mettre au
jour : « mises à disposition » de personnel et de locaux par des
administrations et de grandes entreprises publiques et privées,
subventions accordées sur les fonds de la formation, de la Sécurité
sociale, de l’assurance-chômage, des handicapés, des assurances
vieillesse complémentaires, du 1% logement, subventions de l’État et des
collectivités locales, etc...
Ce que nous apprend donc le rapport Perruchot, c’est que à peu près 96% des ressources des syndicats sont pompés sur nos cotisations bien involontaires et sur nos impôts.
Ah les jolies cotisations.