@l’omnivore
« Mais ce qui est certain, c’est que la volonté
irréductible de l’Internationale est qu’aucune patrie n’ait à souffrir
dans son autonomie. Arracher les patries aux maquignons de la patrie,
aux castes du militarisme et aux bandes de la finance, permettre à
toutes les nations le développement indéfini dans la démocratie et dans
la paix, ce n’est pas seulement servir l’internationale et le
prolétariat universel, par qui l’humanité à peine ébauchée se réalisera,
c’est servir la patrie elle-même.
Internationale et patrie sont désormais liées. C’est dans
l’internationale que l’indépendance des nations a sa plus haute
garantie ; c’est dans les nations indépendantes que l’internationale a
ses organes les plus puissants et les plus nobles. On pourrait presque
dire : un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup
d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de
l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. »
Jean Jaurès, L’armée nouvelle, 1911.
L’internationalisme n’est pas l’ennemi de la patrie.
Donc Marx était internationaliste, il le resterait.
Il n’adhèrerait pas au nationalisme de soral qui le fait frère des crânes rasés d’extrême droite et leur nationalisme rance et étriqué.