Il ne s’agit pas d’un retournement, Bayrou monte avec des variations depuis trois mois, Sarkozy baisse régulièrement depuis septembre 2007. Il suffit d’une simple accélération de ce phénomène. Et lorsque le sondage LH2 donne Bayrou à 15 et Sarkozy à 23 il suffit que seulement 4 % des électeurs changent de camps. Pas beaucoup en fait. Et si Villepin ne peut se présenter et si Lepage non plus, il y aura bien quelques points à grapiller, disons 1 à 1,5, ce qui placerait Bayrou à 16,5, soit alors plus que 6,5 points d’écart et donc seulement 3,25 à déplacer. Ensuite on voit que certains rats quittent déjà le navire. Voir Alliagon voter Hollande. Il est de l’UMP. En voilà un qui choisit les sondages, mais quitte Sarkozy. Lui va à la soupe, mais d’autres se diront qu’Hollande c’est vraiment impossible, mais non Bayrou qui le seul peut battre Hollande. Quand cette évidence sera plus forte que la peur de Sarkozy, la digue peut se rompre.
Enfin ce qui n’apparaît ni dans les sondages, ni dans les articles c’est que nombre d’élus du NC et du Parti Radical de Borloo (dont un des 18 sénateurs qui ont rejoint Bayrou), sur le terrain rejoignent Bayrou et encore plus les militants.