Je vous remercie pour cet excellent article qui a le mérite de nous délivrer par des arguments précis de deux pièges mortels (surtout pour les populations concernées).
Le premier piège est voyant mais omniprésent : c’est la version imposée dans tous les grands medias comme seule « vérité », éliminant tout débat lorsqu’on aborde la situation actuelle en Syrie, comme avait été considérée comme « délirante » la moindre esquisse de contestation des événements libyens.
Le deuxième piège, beaucoup plus sournois, consiste à isoler la « parole hérétique » dans le ghetto de complotistes d’extrême-droite. Comme si ,pour demeurer « purement » à gauche, il fallait tout d’un coup partager la thèse des agresseurs.
Cela me fait penser à la guerre du Viet-Nam : si elle avait lieu aujourd’hui, la seule volonté de manifester contre les agresseurs états-uniens serait découragée au nom de la liberté et de la démocratie.