Vous voyez, vous ne pouvez pas vous en empêcher, hein : vous prêtez des intentions à un « système » qui voudrait favoriser Cheminade car lui, bien sûr, ce n’est pas un « vrai rebelle », et tutti quanti.
Et bien non, figurez-vous qu’il y a deux raisons qui expliquent que quand Cheminade dit avoir les 500 signatures il est prit au sérieux :
- en 1995 il a réussi à les avoir
- en 2007 il n’a pas réussi à les avoir, et il l’a dit bien avant la clôture des candidatures
Donc a priori, quand on est journaliste, quand on est rédacteur, on essaye tout simplement d’évaluer la vraisemblance de l’information. Au besoin, on essaye de vérifier un peu.
Mais comme S&P est un groupe très organisé et très discipliné, dont on sait quand on est journaliste politique qu’il travaille sur le terrain les élus depuis 5 ans incessamment pour obtenir ces fameuses signatures et diffuser ses thèses, on se dit qu’en effet quand Cheminade dit avoir les 500 signatures, c’est du ressort du hautement probable, car ça ne sort pas de rien, c’est le résultat de 5 ans de travail acharné d’un groupe très organisé qui s’y est dédié corps et âme.
Si par contre Patrick Lozès, qui dispose à titre d’équipe de campagne d’une trentaine de jeunes plus ou moins concernés, avait sorti une énormité pareille, là, tu peux être sûr que jamais les médias n’auraient relayé l’info.
Il faut bien comprendre que dans le système médiatique (qui existe), Asselineau, Cheminade, les clérocratiques, Chouard, les décroissants, etc. tout ça c’est la même chose : quantité négligeable, qui ne mérite d’intérêt que dans la mesure où c’est folklorique et ça fera bien un quart de feuille en sixième ou septième page, au mieux.
Pas d’intérêt particulier porté à ces courants, pas non plus de censure particulièrement appliquée.