Eh bien Tall, pour la première fois depuis longtemps, je t’ai (multi-)plussé. Je trouve difficile et fastidieux de juger d’une situation particulière a posteriori, comme celle de Merah, dont certainement des tas de détails nous échappent, mais il est clair que si on ferme la porte à ceux qui cherchent une reconnaissance ou une rédemption, on ne leur laisse que le désespoir, et donc des actes désespérés.
Dans un registre un peu différent mais analogue, les russes, pendant la seconde guerre mais déjà sous les tsars (cf. guerre et paix de Tolstoi), avaient un système disciplinaire particulier. Un soldat ou officier a fait une connerie, il est dégradé et envoyé en bataillon disciplinaire pour effectuer sa peine. S’il survit, ce qui était l’hypothèse la moins probable, il est réintégré dans son rang et dans son unité. Il a payé, il est pardonné.
La punition et la stigmatisation seules sont contre-productives si elles ne sont pas assorties d’une porte de sortie « honorable ».
Nous sommes encore dans la phase de l’émotion, et il ne fait pas trop bon réfléchir en public à ce sujet. Merci à l’auteur pour un fort bon article inspiré, dépassant la thématique complotiste ou salafistoterroriste.