Il faut s’arrêter un instant sur les affiches de chacun. D’un côté le
regard détaché, profond, abyssal comme un déficit public, se porte vers la
ligne bleue Marine des Vosges. « La France forte », pense-t-il, forte
de ses illusions et d’un antisarkozysme galopant,
oui. De l’autre Hollande, l’autre
politique du dommage à venir, avec un paysage bien plus flou. Il nous annonce
simplement que « Le changement c’est maintenant » et, par vague
contrepèterie, nous pouvons déceler que les manquements se feront par
chuintements, sans bruit, discrètement, avec modestie… Qui choisir…