Au moment où Georges Marchais s’exprimait ainsi (et il n’était pas le seul à gauche, loin de là), le phénomène des bidonvilles prenait une ampleur telle que se posaient des problèmes gigantesques. Depuis, il s’est passé un double phénomène :
- un aménagement urbain qui, s’il est critiquable, a fait disparaître 90% des bidonvilles en 15 ans (on assiste aujourd’hui au retour des bidonvilles à Sarcelles, alors qu’il n’y en avait plus un seul en 1992)
- un équilibrage de la balance migratoire en France : contrairement à ce qu’il s’est passé sous le septennat de Giscard, la gauche a favorisé les départs massifs d’immigrés au lieu du regroupement familial, et le solde migratoire en France est quasi nul depuis le milieu des années 1980
Nous ne sommes donc plus tout à fait dans le même cas de figure qu’en 1980, même si la gestion migratoire catastrophique du gouvernement depuis cinq ans a tendance à nous y ramener.