Après tout il n’y a que la religion pour faire croire que la fin est un
début. Si on croit ça, la mort et la souffrance sont justifiée
Qu’il n’y ait jamais de fin, et donc que chaque fin soit aussi un début et un renouvellement, ce n’est pas une invention de « la religion » (laquelle ?), mais un fait. C’est une loi de l’univers qu’on peut observer partout.
D’autre part, ça ne « justifie » pas la mort et la souffrance, mais ça les relativise. En quoi cela m’importe-t-il de vivre heureux ou malheureux, étant donné que mon existence sera ramenée au néant, et que ce petit bout d’existence temporelle sera noyée, oubliée dans les profondeurs infinies du Rien ? C’est un vrai sujet de méditation, c’est à dire qu’il ne faut pas tirer de cette constatation des conclusions logiques, mais réaliser ce que ça signifie au plus profond de soi. Voilà ce qu’un athée ne pourra jamais comprendre.